Quels sont les risques et la liquidité du Private Equity ?
Le Private Equity présente un risque de perte partielle ou totale du capital, car une entreprise non cotée peut échouer. Il est aussi très peu liquide : l'argent est généralement bloqué pendant plusieurs années (souvent huit à dix ans pour un fonds), sans possibilité simple de revendre avant l'échéance. Les performances passées d'un gérant ne préjugent pas de ses performances futures.
Autres points à connaître : les appels de fonds (dans certains fonds, l'argent promis est versé progressivement, à la demande du gérant), la valorisation (la valeur d'une entreprise non cotée est une estimation, pas un prix de marché) et la courbe en J (les premières années, la valeur du fonds baisse souvent sous l'effet des frais, avant que les éventuelles plus-values n'apparaissent).
Quelle part de son patrimoine placer en actifs non cotés ?
Il n'existe pas de règle universelle. La part dépend de la taille du patrimoine, des besoins de liquidités, de l'horizon et de la tolérance au risque. Le principe est de n'y placer que des sommes dont on n'aura pas besoin pendant toute la durée de blocage, et dont la perte ne compromettrait pas sa situation.
Chez Groupe OPERA, le Private Equity s'envisage pour la part du patrimoine qui peut s'inscrire dans la durée, après un diagnostic, et via des partenaires financiers internationaux.
Private Equity en direct ou via un fonds : quelles différences ?
Un fonds apporte diversification et gestion professionnelle, au prix de frais plus élevés et d'un contrôle limité sur les choix. L'investissement en direct offre plus de contrôle et de lisibilité, mais concentre le risque sur une seule entreprise et demande de savoir analyser un dossier : comptes, marché, équipe dirigeante, pacte d'associés.
En direct, lisez attentivement le pacte d'associés : droits d'information, clauses de sortie (liquidité, rachat, cession conjointe), protection contre la dilution lors des levées de fonds suivantes.
Comment un particulier peut-il investir en Private Equity ?
Un particulier peut investir en Private Equity soit via un fonds (en France par exemple un FCPR, un FCPI, un FIP ou un fonds européen de type ELTIF ; ailleurs, des fonds équivalents selon le pays), soit en direct, en entrant au capital d'une entreprise, seul ou avec d'autres investisseurs. Les montants minimums, les conditions d'accès et la fiscalité varient selon le véhicule et le pays de résidence.